segunda-feira, 21 de abril de 2008

fragmento

olhava ao redor, a sala, os móveis
com qualquer pensamento que não estava ali.
Abrem a porta do banho
e aquele cheiro entra.
Constatou:
era o que de mais vivo podia se ter.
Circulou o olhar pela estante,
tão cheia de arestas e livros, tão tridimensionalmente colorida,
mas aquele cheiro invadira a sala
como o que faltava para fazê-la real,
como uma outra dimensão, além das outras quatro.
"Isso sim"era vida.
As cores, a profundidade das coisas,
as linhas paralelas do piso que afinavam
próximas a parede, tudo podia estar numa tela,
numa ilusão de ótica qualquer.
Mas o cheiro,
mais do que o tempo, coisa tão cerebral,
o cheiro, sim,
era a dimensão essencial para a vida.

11(ou 10)/02/2008

pelo começo

Não é mais verão, mas o sentimento amarelo se arrasta. Mais do que por transição natural das estações, as paisagens se sobrepoem por uma inércia mental.


Paysage

Je veux, pour composer chastement mes églogues,
Coucher auprès du ciel, comme les astrologues,
Et, voisin des clochers, écouter en rêvant
Leurs hymnes solennels emportés par le vent.
Les deux mains au menton, du haut de ma mansarde,
Je verrai l'atelier qui chante et qui bavarde;
Les tuyaux, les clochers, ces mâts de la cité,
Et les grands ciels qui font rêver d'éternité.

II est doux, à travers les brumes, de voir naître
L'étoile dans l'azur, la lampe à la fenêtre,
Les fleuves de charbon monter au firmament
Et la lune verser son pâle enchantement.
Je verrai les printemps, les étés, les automnes;
Et quand viendra l'hiver aux neiges monotones,
Je fermerai partout portières et volets
Pour bâtir dans la nuit mes féeriques palais.
Alors je rêverai des horizons bleuâtres,
Des jardins, des jets d'eau pleurant dans les albâtres,
Des baisers, des oiseaux chantant soir et matin,
Et tout ce que l'Idylle a de plus enfantin.
L'émeute, tempêtant vainement à ma vitre,
Ne fera pas lever mon front de mon pupitre;
Car je serai plongé dans cette volupté
D'évoquer le Printemps avec ma volonté,
De tirer un soleil de mon coeur, et de faire
De mes pensers brûlants une tiède atmosphère.

Baudelaire